Ouest Data Hub : deux journées de travail collectif pour construire la feuille de route data 2026-2029

Les 21 et 22 septembre 2026, les acteurs de l’Ouest Data Hub (ODH) et du Réseau interrégional des centres de données cliniques (RiCDC) se sont réunis à l’Abbaye de Saint-Jacut-de-la-Mer (Côtes d'Armor) pour deux journées consacrées à un objectif commun : faire le bilan des expériences acquises, partager les pratiques et construire collectivement les prochaines étapes du réseau.

Intitulé « Cap 2030 », ce séminaire s’inscrivait au cœur de la nouvelle feuille de route Data 2026-2029 du Grand Ouest, appelée à structurer le développement de l’Ouest Data Hub au cours des prochaines années. Cinq axes stratégiques en constituent le socle : gouvernance et pilotage, usages et services, valorisation et partenariats, infrastructure technique, compétences et formation.

Une feuille de route construite autour de cinq priorités

La première séquence du séminaire a permis de présenter les grandes orientations de cette feuille de route et de les confronter directement à l’expertise des équipes du réseau.

L’ambition est d’abord de consolider la gouvernance et le pilotage de l’ODH, en intégrant les nouveaux membres, en renforçant les standards de qualité et la régulation commune, tout en développant la visibilité du réseau aux niveaux national et européen.

Le deuxième axe porte sur le développement des usages et des services, avec notamment la mise en place d’une démarche qualité ISO 9001 couvrant l’ensemble du cycle des projets, ainsi que le développement d’e-cohortes interrégionales thématiques prêtes à l’emploi.

La valorisation et les partenariats constituent le troisième axe, avec la volonté de mieux rendre visible l’impact de l’ODH — à travers les projets financés, les publications ou les services rendus — et de développer des collaborations avec les organismes de recherche et l’industrie, dans le respect des principes du service public.

Le quatrième axe concerne les infrastructures techniques, avec un enjeu majeur de modernisation des entrepôts pour répondre aux besoins liés à l’intelligence artificielle et au traitement massif des données, tout en renforçant la qualité et la comparabilité des données entre les établissements.

Enfin, la feuille de route place les compétences et la formation au cœur de la réussite du projet, avec l’objectif de stabiliser et renforcer les équipes multidisciplinaires spécialisées et de développer les formations et les liens universitaires.

Des ateliers pour passer des orientations aux actions

Ces cinq axes ont ensuite été mis à l’épreuve du travail collectif. Organisés en groupes, les participants ont travaillé successivement sur plusieurs thématiques, avec une consigne volontairement opérationnelle : identifier quelques actions concrètes à engager plutôt que rechercher l’exhaustivité.

Les échanges ont notamment porté sur les modèles de gouvernance, les services proposés par l’ODH, la valorisation des données et des projets, les infrastructures techniques et les compétences nécessaires au développement du réseau.

La deuxième journée a permis d’approfondir plusieurs sujets particulièrement structurants pour les années à venir : harmonisation du reporting et réflexion sur les redevances, évolution des architectures d’entrepôts, retour d’expérience sur les projets multicentriques du Grand Ouest, valorisation des bases catalogues, mesure de la qualité des données, fonctionnement des comités scientifiques et éthiques ou encore stratégie d’annotation et exploitation des données textuelles.

Ces ateliers ont permis de faire émerger des pistes de travail communes et de mettre en regard les expériences des différents établissements, avec une même volonté : mieux mutualiser ce qui peut l’être tout en préservant les capacités d’action et les responsabilités propres à chaque site.

Préparer les entrepôts de demain

Le séminaire a également permis de se projeter sur les transformations qui vont accompagner le développement de l’intelligence artificielle.

Une première réflexion a porté sur l’évolution des architectures techniques et sur la convergence nécessaire vers des outils communs, modernisés et soutenables dans la durée. Entrepôts classiques, datalakes ou lakehouses : l’enjeu est désormais de construire des infrastructures capables de répondre à la diversité croissante des usages de l’ODH.

Les participants ont également abordé les nouveaux usages de l’IA au sein des entrepôts, notamment à travers les agents d’intelligence artificielle et les outils de benchmark des grands modèles de langage (LLM). Une séquence consacrée aux agents IA dans les entrepôts a ainsi permis d’explorer les applications susceptibles d’être reprises dans les établissements du réseau.

Cette réflexion prolonge un enjeu plus large : les entrepôts de données ne sont plus seulement des infrastructures permettant de constituer et exploiter des bases de données. Ils doivent désormais être pensés comme des socles pour le développement de nouveaux usages de l’intelligence artificielle en santé.

Faire réseau pour accélérer

Au-delà des travaux techniques et organisationnels, le séminaire a constitué un temps important de mise en réseau des équipes. Les deux journées ont été conçues pour favoriser les échanges directs entre professionnels qui travaillent parfois sur des problématiques similaires sans nécessairement avoir l’occasion de confronter leurs pratiques.

Cette dimension collective constitue un atout majeur de l’ODH : capitaliser sur les expériences de chacun, éviter de reproduire les mêmes difficultés et construire progressivement des standards et des outils communs.

La clôture du séminaire a ainsi permis de revenir sur les décisions prises, leurs pilotes et leur calendrier de mise en œuvre. L’objectif est désormais de transformer les travaux engagés à Saint-Jacut-de-la-Mer en actions concrètes au service de la feuille de route Data 2026-2029.

Deux jours pour partager l’existant, identifier les priorités et surtout construire ensemble la prochaine étape de l’Ouest Data Hub.

Actualité publiée le vendredi 09 octobre 2026